La fiche, pas le site
Le remplissage de cette fiche fait partie du SEO local artisan. On ne parle ici que du Google Business Profile : catégorie, nom, téléphone, horaires, zone, photos et prestations. Le site et les pages ville viennent après, une fois que la fiche dit la vérité.
Le client, lui, voit une carte. Trois noms, une note, deux photos, un bouton d’appel. Cette carte, c’est votre fiche Google. Si la catégorie est vague, si la zone dit « France entière », ou si le téléphone n’est pas celui du camion, il appelle quelqu’un d’autre.
La catégorie, c’est le métier que le client tape
Sur le Google Business Profile, la catégorie principale doit être le mot que le particulier écrit : plombier, électricien, couvreur, menuisier, peintre. « Entreprise de rénovation » ou « artisan » tout court, c’est trop large. Google vous range à côté de la recherche, ou pas du tout.
Les catégories secondaires servent seulement si c’est vraiment votre travail. Un chauffagiste qui pose aussi des pompes à chaleur peut l’ajouter. Un plombier qui coche « électricien » pour élargir le filet se trompe de fiche. Le client qui appelle pour un tableau tombe sur une personne qui ne le fait pas, et la fiche perd en clarté.
Revendiquez le profil s’il existe déjà (souvent créé par un annuaire ou un client). S’il n’existe pas, créez-le au nom que les gens connaissent, pas avec une liste de mots-clés dans le titre. Le nom de la fiche, c’est le nom de l’entreprise. Le métier va dans la catégorie.
Nom, téléphone, site, horaires : les mêmes partout
Quatre champs à aligner avec le site et les factures.
- Nom. Celui du camion et des devis. Pas « Plombier pas cher Clamart urgence ».
- Téléphone. Le numéro que vous décrochez. Un 06 sur la fiche et un 07 sur le site, et Google hésite.
- Site web. L’adresse réelle de votre site, pas une page Facebook, pas un lien mort.
- Horaires. Les heures où quelqu’un répond. Un chauffagiste qui ne prend pas les pannes le dimanche n’affiche pas 7j/7. Le client qui tombe sur une messagerie à 21 h rappelle le suivant.
L’horaire d’urgence, seulement si vous décrochez vraiment. Mieux vaut une fiche honnête qu’une fiche qui promet une astreinte que personne ne tient.
La zone : vos communes, pas « toute la France »
Si vous travaillez chez le client et que vous ne recevez personne à l’atelier, réglez la fiche en zone d’intervention et masquez l’adresse du domicile. Sinon Google vous colle à un rayon trop petit autour de la maison, ou il affiche une adresse où personne ne sonne.
Si vous avez un atelier, mettez cette adresse. Dans les deux cas, nommez les communes où vous vous déplacez vraiment. Un menuisier de Clamart qui élargit à toute la France ne devient pas plus présent. Il noie le signal : Google ne sait plus dans quelle ville le placer.
Trois ou quatre communes vraies valent mieux qu’un département entier que vous ne couvrez pas. Les avis qui citent Montrouge, Châtillon ou Le Plessis-Robinson confirment la zone. Une zone inventée, non.
Description et prestations : le travail, pas le slogan
La description de la fiche dit ce que vous faites et où. « Plombier à Clamart et Montrouge : fuites, chauffe-eau, salle de bain. » Ça suffit. « L’excellence au service de votre habitat » ne dit ni le métier ni la ville.
Dans les prestations, listez les vrais travaux : recherche de fuite, tableau électrique, remplacement de tuiles, pose de fenêtre. Une ligne par travail, avec le nom que le client utilise. Pas une liste de quarante cases cochées pour « être partout ».
Les questions / réponses de la fiche servent aux vraies questions : jusqu’où vous vous déplacez, si vous faites l’urgence, sous quel délai vous rappelez. Répondez vous-même. Une question laissée vide, le prochain client la lit comme un silence.
Des photos de vos chantiers, pas une banque d’images
Le client ne lit pas la description en entier. Il regarde la note et deux ou trois photos. Mettez le résultat fini, un avant / après, le camion si le nom est lisible. Le logo en photo de profil. La photo de couverture, un chantier à vous.
Une photo de banque d’images se voit. Elle ne prouve pas que vous êtes passé la semaine dernière à Montrouge. Une photo floue de votre téléphone, datée, pèse plus. Ajoutez-en une à chaque fin de chantier, en même temps que vous demandez l’avis.
Les avis, sur la fiche, avec une date
Douze avis cinq étoiles de 2021 rassurent moins qu’un « fuite réparée ce matin à Montrouge » daté d’hier. Une fiche qui ne reçoit plus d’avis a l’air arrêtée, même si le travail est bon.
Demandez l’avis le jour du chantier, face à face, avec un QR sur la facture ou un SMS le soir. Répondez à tous, y compris le mécontent. Le pas à pas est dans comment obtenir des avis Google rapidement.
Acheter des avis, offrir une réduction contre une note, ou faire écrire la famille : Google les retire, et peut suspendre le profil. Vous repartez de plus bas qu’avant.
Ce qu’il ne faut pas cocher sur la fiche
- Une catégorie fourre-tout pour « sortir sur plus de recherches ».
- « France entière » si vous ne vous y déplacez pas.
- Des horaires d’astreinte que personne ne décroche.
- Un téléphone différent de celui du site et des devis.
- Des photos qui ne sont pas vos chantiers.
- Un nom bourré de mots-clés. Le métier est déjà dans la catégorie.
Changer de site ou publier des articles ne remplit aucun de ces champs. La fiche se corrige dans le Google Business Profile, pas dans le CMS.
Check-list de la fiche, cette semaine
- Ouvrez le profil. Catégorie principale = le métier exact.
- Nom, téléphone et site identiques à la facture et au site.
- Horaires = les heures où vous répondez.
- Zone = les communes réelles. Adresse du domicile masquée si vous travaillez chez le client.
- Description et prestations au nom des vrais travaux.
- Trois photos de chantiers à vous, pas une image de banque.
- Un avis demandé à la fin du prochain chantier, et une réponse aux avis déjà là.
Ensuite
Une fiche Google artisan complète, c’est un Google Business Profile où la catégorie, le téléphone, la zone et les photos collent au travail réel. Le reste (avis demandés dans l’ordre, bouton d’appel, pages qui nomment vos communes) est dans le guide Comment être visible sur Google quand on est artisan.
Chez Acrux, on commence par ouvrir la fiche et regarder ce que le client voit. Pas par changer d’outil.